Aviateurs de l'opération Marathon

Dernière mise à jour le 12 septembre 2013.

Stanley T. LAWRENCE /R 156978
716 Ossington Avenue, Toronto, Ontario, Canada
Né le 4 avril 1923 à Toronto, Canada / † le 26 février 2009 à Toronto, Canada
W/Off 2 RCAF, RAF Bomber Command 158 Squadron, navigateur
Atterri près de Rambouillet, Yvelines, France.
Handley Page Halifax B.III/A N° série : LV921 Immatriculation/Nom : NP-B, abattu dans la nuit du 02 au 03 juin 1944 par un chasseur Fw190 lors d'une mission sur la gare ferroviaire de Trappes.
Ecrasé dans un bois près d'Emancé, au Sud-Est de Rambouillet, Yvelines, France
Durée : 3 mois.
Camps Marathon : Fréteval.

Informations complémentaires :

Rapport d'évasion SPG 3321/2087.

L'appareil décolle de Lissett à 22h13 pour cette 11e mission de l'équipage. Il vole à très basse altitude au moment du largage de ses bombes et est attaqué avant d'avoir pu reprendre de la hauteur. Le pilote, Fl/Off William Morton Chant donne l'ordre de quitter immédiatement l'avion en feu.

Seuls Lawrence et le bombardier Fl/Off Bruce Graham Black ont le temps de se préparer à sauter. Lawrence saute en premier via la soute d'évasion sous son siège. Le parachute de Black lui n'aura pas le temps de s'ouvrir, l'appareil volant vraiment trop bas.

Stan Lawrence est le seul survivant du crash dans lequel laissent la vie : le pilote Chant, le bombardier Black, le mitrailleur dorsal P/Off Charles Joseph Niblett, le mécanicien Sgt Sidney Thompson, le mitrailleur arrière Sgt William Wales et l'opérateur radio Sgt John Kevin Dunne. Tous reposent au Cimetière de Saint-Désir près de Lisieux.

Lawrence se dirige vers le Sud en direction d'Orléans pendant trois jours et fait ainsi environ 80 km à pied avant d'être pris en charge par deux hommes de la Résistance. On le mène à une école dans le village de Mervilliers, au Nord-Est de Châteaudun, où il loge pendant près de deux semaines dans la famille de Jacques PIKEROËN, instituteur.

Yves JEHANNO ("Kid") et Maxime FOUCHER le conduisent alors, ainsi que dix-neuf autres, jusqu'à la gare de Saint-Jean-Froidmentel, où Lucien BOUSSA avait son poste de commandement. On l'emmène par la suite au camp de Fréteval où il reste jusqu'à sa libération par les troupes de la 3e Armée US le 13 août 1944. Il quitte la France en avion le 18 août à destination de Northolt, Angleterre.

Stan Lawrence est démobilisé le 11 avril 1945 à Ottawa, avec le rang de Flying Officer. En 1977, il revient en France avec son épouse Martha pour assister le 11 juin à l'inauguration d'un monument à Fréteval, de même qu' en juin 1988 à l’occasion d’une cérémonie à Emancé, endroit du crash, où les noms de ses malheureux co-équipiers furent ajoutés sur le Monument aux Morts des deux guerres.

Les photos ci-dessous proviennent du site http://www.thememoryproject.com/stories/1891:stanley-lawrence/ où l’on peut entendre Stanley Lawrence évoquer son expérience.


Cérémonie à Emancé


Lawrence est debout, 3e depuis la gauche.

Lawrence est à l'extrême droite.


© Philippe Connart, Michel Dricot, Edouard Renière, Victor Schutters